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Vins bio : résultats de la consultation nationale au sein des VIF

La commission interne "vin et vigneron bio" a mis en place au printemps une première consultation nationale sur la production de vin biologique. Près de 1500 vignerons adhérents certifiés ou en conversion ont été consultés, 40% d'entre eux ont répondu au questionnaire.
Retour sur les résultats de cette enquête ayant pour but de recueillir avis et convictions en matière de vin biologique.

Les premiers éléments qui ressortent de cette consultation font apparaître trois points de convergence :

1. Autoriser l'usage du SO2, à condition d'en faire une limitation significative par rapport aux vins conventionnels (limitation dans les deux formes de SO2 et les seuils maximum autorisés sur le vin final). C'est une exigence attendue non seulement par les consommateurs mais aussi par 78% des vignerons bio.

2. Eviter un usage systématique des levures commerciales (même certifiées bio) et en restreindre l'usage à des cas particuliers : reprise de fermentation alcoolique et prise de mousse. A noter que près de 22% des vignerons bio seraient encore plus exigeants en excluant tout recours à des levures commerciales.

3. La non-mixité des chais : c'est une attente légitime des consommateurs pour un engagement complet des producteurs. C'est également un point plébiscité par les vignerons indépendants bio, dont 8% seulement accepteraient une mixité de vins bio et non bio sans mesure particulière. A noter que les demandes de dérogation à la non-mixité concernent principalement les délais nécessaires en cas d'acquisition de nouvelles parcelles non bio ou le cas de la perte de l'agrément bio sur une parcelle ou une cuve.

L'absence de réglementation de la production de vin biologique est fortement préjudiciable aux producteurs et aux consommateurs. Il est donc urgent que les conditions de production de vins biologiques soient rapidement établies sur le plan réglementaire européen, afin de s'appliquer de manière systématique à tout opérateur de n'importe quel pays de l'Union Européenne.

Néanmoins, l'urgence de la situation ne doit pas gommer l'importance d'un cahier des charges exigeant, conforme aux convictions des producteurs et respectueux des attentes des consommateurs en matière de production biologique. C'est pourquoi sur la base des premières conclusions de cette consultation, un courrier a été envoyé à Dacan Ciolos, Commissaire Européen à l'Agriculture et au développement rural.

Téléchargez le courrier de MIchel Issaly adressé à Dacian Ciolos.
Consultez les résultats de l'enquête.

Elise le 28.07.11 à 07:36 dans Actualités de la filière - Version imprimable
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